Apres la guerre, la popote ! Les casques allemands transformés en ustensiles de cuisine…Passoires, casseroles…
Le saviez-vous ?
Se faire appeler Arthur !

Expression bien connue ! Qui ne l’a jamais entendu !? Tu vas te faire appeler Arthur !
Elle proviendrait de la Seconde Guerre mondiale et ferait référence à l’occupation allemande qui fixa en France un couvre-feu à 20 heures. Le nom « Arthur » serait une déformation de l’allemand « acht Uhr' » (« 20 heures ») que les patrouilles allemandes criaient aux retardataires éventuels.
Résister !
Quel est le point commun entre la française Germaine Tillion alias « Kouri » dans son réseau Musée de l’Homme, Marie-Madeleine Fourcade également française alias « Hérisson » dans son réseau SR Alliance, la belge Andrée Eugénie Adrienne De Jongh alias « Dédée » dans son réseau Comète et la norvégienne Anne Sofie Østvedt alias « Aslak » dans son réseau XU ?
Et bien, elles font partie des très rares femmes à avoir été chefs de réseau de résistance !

D’origines et de nationalités différentes, elles ont toutes choisi de lutter contre l’ogre hitlerien.
Certaines ont connu les arrestations, les interrogatoires, les camps de déportation mais elles ont toutes largement vécu après la guerre !
Bravo mesdames !
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Marie-Madeleine Fourcade
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Andrée Eugénie Adrienne De Jongh
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Anne Sofie Østvedt
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Germaine Tillion
U-480 « Alberich »
Le premier sous-marin furtif était allemand
Le Unterseeboot 480 (U-480) est un sous-marin allemand, de type VII Alberich, construit sur le principe de la furtivité : entièrement recouvert de caoutchouc, il était indétectable aux sonars alliés.
Son revêtement en caoutchouc était bardé de multiples trous de différents diamètres, dont la propriété principale était d’absorber les ondes des sonars alliés. Ce revêtement était dénommé « Alberich », connu aussi sous le nom de tuiles anéchoïques.

Il était également équipé des toutes nouvelles torpilles à guidage acoustique.

Le U-480 détruisit quatre navires alliés lors d’une mission dans la Manche en 1944, mais explosa sur une mine marine dans le champ de mines Brazier D2 le 29 janvier 1945 lors d’une mission au sud de l’Île de Wight ne laissant aucun rescapé parmi les 48 membres d’équipage.
Commandé par l’Oberleutnant Hans-Joachim Förster, il envoya par le fond 14 000 tonneaux en 4 jours, malgré une traque de tous les instants par la flotte alliée et 92 grenades sous-marines lancées au hasard.

C’est le 11 septembre 1944, au large de l’Irlande, que, brisant son silence radio, en envoyant à son état-major les résultats de sa mission, que les alliés vont, pour la première fois, entendre parler du procédé Alberich. Les britanniques ne comprennent pas ce qui se cache derrière Alberich et pensent à un bouclier anti-grenades sous-marines ou à un nouveau moyen de propulsion plus puissant. Mais c’est en découvrant le personnage d’Alberich, dans un opéra de Wagner, capable, avec une cape, de se rendre invisible, que les alliés vont comprendre en quoi consistait l’innovation technologique allemande.

A l’exception de l’U-480, aucun des dix autres sous-marins de ce type ne fut perdu au combat.
L’épave de l‘U-480 ne fut retrouvée qu’en 1998 à 58 mètres de profondeur avec encore une bonne partie de son revêtement de caoutchouc.

Après la guerre, les tuiles anéchoïques ne seront pas utilisées avant les années 1970, lorsque la marine soviétique commença à revêtir ses sous-marins de caoutchouc. Au fil du temps, la technologie progressant, les tuiles permirent de réduire de façon radicale la signature acoustique des sous-marins. Les tuiles des sous-marins russes de la classe Akula ont une épaisseur d’environ 100 mm et permettent de réduire leur signature acoustique de 10 à 20 dB (10 % à 1 % de la puissance initiale).
L’US Navy a commencé à appliquer des revêtements anéchoïques sur ses sous-marins à partir de 1988, et les autres marines ont suivi rapidement.
Merci à mon ami Eric et son site http://bigot45.free.fr
sources : wikipedia, www.libertyship.be, www.alberniproject.org
Toujours à l’heure allemande
La France vit encore sur le fuseau horaire de l’Occupation…
A l’arrivée des allemands en 1940, la France a avancé sa montre d’une heure pour s’aligner avec l’Allemagne. Cette décision n’a jamais été annulée.

L’Allemagne nazie occupe la France en juin 1940. Nous sommes alors à l’heure d’été (GMT+1), en vigueur en France entre mars et octobre depuis la loi du 24 mai 1923. Le reste de l’année, la France est à GMT, donc aligné sur l’Angleterre.
Sauf qu’à Berlin, il est une heure plus tard et que les Allemands qui arrivent en France ne comptent pas bouleverser leurs habitudes.
Dans tous les territoires occupés, on avance donc ses aiguilles d’une heure (de GMT+1 à GMT+2), pour passer à l’heure d’été allemande. La France se retrouve donc «à l’heure allemande», expression qui rentrera dans le langage courant.
Pour éviter des problèmes, l’armée allemande impose l’heure allemande au fur et à mesure de sa progression. L’adoption de l’heure allemande en territoire occupé sera parfois légalisée, comme par le Bulletin municipal officiel de la ville de Paris du 15 juin, qui invitait « à avancer d’une heure les horloges, pendules et montres le 14 juin à 23 h, de façon à les porter à minuit », mais le plus souvent, la population sera informée par des ordres des autorités militaires ou par la presse.
L’horloge parlante de l’Observatoire de Paris, inaugurée en 1933, qui avait provisoirement fonctionné depuis Bordeaux, puis avait cessé d’émettre, reprit son fonctionnement à « l’heure allemande ».
Le changement d’heure ne s’appliquera qu’en zone occupée. Paris sera ainsi en avance d’une heure sur Vichy.
La France se retrouve donc scindée en deux par la ligne de démarcation. Ce qui pose quelques problèmes à la SNCF.
Pour mettre fin aux problèmes de retard, c’est donc la SNCF qui propose au gouvernement de Vichy de s’aligner lui aussi sur l’heure allemande, ce qu’il fait par le décret du 16 février 1941.

A la Libération, un décret prévoit que l’heure d’été, ou «heure allemande», ou GMT+2, va être supprimée en deux temps. La France repasse d’abord à GMT +1 toute l’année, et envisage de repasser plus tard à GMT.
Mais le deuxième passage fut annulé par le décret no 45-2782 du 5 novembre 1945 et la France resta à l’heure (GMT + 1) d’été, ou, en d’autres termes, à… l’heure allemande d’hiver. Elle y restera jusqu’au 28 mars 1976, quand suite à la première crise pétrolière, le président Valéry Giscard d’Estaing rétablira l’heure d’été (GMT+2) afin de réduire la consommation énergétique du pays.
Résumons:
avant 1923, la France vivait à l’heure anglaise (GMT)
de 1923 à 1940, elle est à l’heure anglaise l’hiver, mais pas l’été où elle vit à GMT+1
de 1940 à 1945, elle vit entièrement à l’heure allemande (GMT+2).
de 1945 à 1976, elle vit à l’heure allemande l’hiver, mais pas l’été.
Depuis 1976, nous sommes à nouveau entièrement à l’heure allemande, été comme hiver.
Merci à Eric et son site http://bigot45.free.fr
sources : wikipedia, slate.fr

